A la recherche de soi, de son identité et de son père.

Charles Wright a 40 ans, il est anglais par son père et français par sa mère.
Il va vivre trois semaines de périple en Angleterre sur les traces de sa famille, pour découvrir son père qu’il avoue ne pas bien connaitre, trouver son côté anglais qu’il a ignoré, accompagné de sa tante Harriet. Une rencontre entre le narrateur et son père, un roman presque initiatique. Un road trip du Suffolk à l’Hampshire, les Beatles en bande-son, une sorte de « Magical Mystery Tour » familial.
J’ai adoré parcourir les jardins anglais, les cimetières, les embouteillages, la conduite à gauche, les rues de belles bourgades, de Oxford, Steventon, Bath (à la recherche de Jane Austen aussi).. les teatime, les after au pub, les citations d’Hamlet, les églises, les références aux peintres anglais (Constable, Turner ..)…. J’ai trouvé le roadtrip mieux qu’un guide, une sorte d’études de mœurs pour saisir ce que veut dire être anglais.
Wright distille une philosophie teintée d’un brin de spiritualité.
L’écriture est délicieuse, agréable, sensible. Certains passages sont chargés d’émotion et de tendresse.
Il est question de non-dits familiaux, de paternité non assumée, filiation, hérédité, identité biculturelle, découverte de l’âme anglaise, royauté, religion, culture anglaise.
Bien sûr il s’agit d’un livre intime pour l’auteur où il se raconte et re-rencontre son père. C’est délicat, drôle (isn’t it ?).
J’ai appris au détour d’une page que Wright était le neveu du grand Denis Tillinac.
Je vous invite à lire ce livre que vous soyez anglophile ou non.
Le jardin anglais de Charles Wright
256 p – 2025 – Albin Michel































