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Le 1 hebdo, le journal qui se déploie

Le 1 hebdo, le journal qui se déploie

2018-09-19Magazine578Views
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Dans cette période de rentrée, lire un journal me déclenche des poussées d’adrénaline !  Toutes ces affaires, ces malheurs, tous ces sujets à polémiques ! La presse écrite doit se réinventer, nous sommes d’accord. J’ai découvert un peu par hasard : le 1 hebdomadaire. Ce journal traite chaque semaine une grande question d’actualité à travers les regards d’écrivains, de chercheurs, de philosophes ou d’anthropologues, et aussi d’artistes, poètes, illustrateurs et d’experts.

Ma rencontre avec Le un, hebdo

J’ai découvert le numéro 215 grâce au podcast de l’émission Le journal des idées de France Culture qui faisait un gros plan sur le métier de profs avec  Dans la salle des profs du 5 septembre. Dès les premières secondes,  Jacques Munier obtint  mon entière attention en évoquant que « prof » était une apocope (1) ! Vous me savez amoureuse des mots nouveaux et celui-là en était un ! L’oreille tendue, j’apprends que Robert Solé le rappelle dans l’hebdomadaire Le un qui paraissait ce jour-là. Cinq minutes plus tard – l’émission ne dure que ce laps de temps – je suis sur le site du dit hebdomadaire à lire Robert Solé et à me régaler du gouleyant  article, mais aussi de « COMMENT MIEUX FORMER LES PROFESSEURS ? », « IL NE PEUT Y AVOIR D’ENSEIGNEMENT S’IL N’Y A PAS D’AUTORITÉ »

Petit zoom arrière, et je m’intéresse au magazine Le 1.

Le 1, « une nouvelle expérience de presse »

L’ancien directeur du Monde Eric Fottorino inaugura le 9 avril 2014 ce nouvel hebdo né de ce concept d’un journal plus mince, sur le modèle de l’italien Il Foglio. Pourquoi le découvre-je si tard ? Bah, nous dirons que c’est la vie en province qui veut cela.. En quoi est-il novateur et révolutionnaire ?

Vous aussi, cela vous agace de déplier un journal qui ne le veut pas et qui se plie là où il ne le faut pas ? Point de problème avec Le 1 :  Le journal se déploie « comme une grande aile d’oiseau dans le ciel mouvementé de la presse écrite », peut-on lire sur le site du “1”. Pour le consulter en ligne gratuitement pendant une semaine,  vous devez vous inscrire et il vous est proposé de recevoir gratuitement le prochain numéro chez vous. Curieuse de découvrir ce nouveau format, j’attends avec impatience.

Le 1, Numéro 216 dans ma boite aux lettres

Parfait ! La thématique de ce numéro « Plastique, peut-on vivre sans ? » me plait. Voyez-vous, la volonté des concepteurs est de ne traiter qu’un seul sujet, d’être instructif plutôt qu’exhaustif. Pour sa série d’été, le 1 s’ était intéressé à trois femmes majeures de notre histoire :  Jeanne d’Arc,  Marie Curie, à la pointe de l’invention scientifique et Simone de Beauvoir.

Chaque numéro dans Le 1 ne décrypte qu’un seul sujet d’actualité.

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Le premier format a un A4. Ce qui surprend très agréablement est la qualité du papier résistant, qui ne se déchirera pas au pliage ( il pèse 45 grammes  ).  Avec le 1, aucun risque d’ avoir les doigts noircis par l’encre ! J’ai joué à le déplier en entier avant de tout lire. Tout lire ? Oui car contrairement à d’autres journaux, on lit tous les articles car l’envie de fouiller la problématique du numéro nous y entraîne. Certes, c’est mon premier numéro, à voir avec l’usage !

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Une grande feuille repliée trois fois sur elle-même – Dépliage du magazine Le 1 – Image du site le 1
« Avec les trois pliages, il y a trois temps de lecture : le temps de l’intime, de l’émotion, puis vous dépliez une fois et vous avez le temps de l’analyse »

En fin de dépliage, une page de 82 cm sur 61 cm. J’imagine que si ce dépliage me séduit et m’amuse, certains peuvent le trouver agaçant et simplet !

D’où vient ce titre, le 1 ?

Vous l’avez deviné :  1 seul sujet, 1 fois par semaine, 1 seule feuille.

Traitons du fond : Ce numéro sur notre vie avec ou sans plastique est très complet. Des articles de scientifiques, une bande dessinée sur le plastique dans tous ses états, une enquête sur les alternatives, sur les mirages du recyclage, sur comment cela se passe ailleurs ( j’ai appris qu’en Inde, il y avait une police du plastique )… Beaucoup d’informations et de points de départ à réflexions.

J’ai adoré la rubrique du poète avec le chant du styrène de Raymond Queneau (1959), pour un documentaire d’Alain Resnais (1958) créé à partir d’une commande de Péchiney. Le film à la gloire de ce « noble matériau entièrement créé par l’homme » est .. spécial mais le poème est délicieux tout en alexandrins et la voix off de Pierre Dux admirable ! « O temps, suspends ton bol ! » À l’issu de 14 mois de travail, le réalisateur présente le film à ses commanditaires qui furent plutôt décontenancés par le résultat.


Le chant du styrène de Raymond Queneau à partir de 1 ’56

J’ai également apprécié le mot de Robert Solé, évidemment !

Est-ce que je m’abonnerai à l’hebdo Le 1 ?

Je suis fort tentée. Le concept me plait, une thématique approfondie, des éclairages de philosophes, scientifiques, poètes, experts.. et chouette, point de politiques ! Ah ! J’oubliais une chose très importante : il n’y a point de publicités dans le 1 ! Non, rien ! Je jette mes journaux mais je vais hésiter à jeter celui-là…

C’est fait, je suis abonnée. Et vous, aimez-vous ? Connaissiez-vous ce magazine Le 1 ?

Le 1 est disponible chaque mercredi chez les marchands de journaux, en kiosque ou sur abonnement,  au prix de 2,80 euros. Il est possible de s’abonner à l’hebdomadaire pour 9 euros par mois et 89 euros par an.

(1) Nous reviendrons sur l’apocope dans une autre chronique.

PLK

PLK

Apprentie-sage, à la fois frivole et mystique, lègère et spirituelle , gourmande et orthorexique, férue de nutrition, en recherche de sagesse

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