La narratrice dont nous ne connaitrons jamais le nom, la quarantaine, quittée par son compagnon, n’a pas choisi Venise. Cela s’est présenté comme ça.

Elle a vidé son compte bancaire, réservé une chambre dans un palais du Castello chez Luigi. Elle y fait de belles rencontres : un vrai prince russe en fauteuil roulant, Clara danseuse amoureuse et son amoureux possessif Valentino, Dino le libraire qui va lui donner le goût des mots et lui faire découvrir Tolstoï, Duras, Rilke, Zoran Music peintre vénitien déporté à Dachau.
J’ai beaucoup aimé le vieil aristocrate russe si malheureux tourmenté et son histoire.
J’ai adoré retrouver la Sérénissime, en hiver et sans touriste, avant Noël sous la neige et l’Acqua Alta, .. Naviguer sur les canaux, boire un chocolat au Florian, déambuler dans les ruelles. Les quais de Fondamente Nuove, le long des Zattere, les ponts de l’Accademia et du Rialto, le musée Guggenheim, le palazzo Ducale, l’opéra Fenice, la Basilica Santi Giovanni e Paolo…L’île aux fous, l’île des morts, l’île des chats.
Le style est un peu désarçonnant au début : des phrases hyper courtes, parfois sans verbe, que quelques mots, les « je dis », « il dit ».. mais c’est cela qui rythme le roman.
Il est question d’une femme meurtrie et de sa guérison.
Ce petit roman est une bergamote bien acidulée. C’est doux, c’est tendre, c’est lent, c’est émouvant, c’est poétique.
Seule Venise de Claudie Gallay
236 p – 2005 – Editions du Rouergue
































Un roman magnifique. Un vrai plaisir de lecture.
oui j’ai bcp aimé