Un Frégni pour voir si la magie est toujours opérante.. Un ami proche s’étonne de ma frégnite aigüe..

Un journal de vie de 2016 où Frégni mêle fictions et vérités.. Quel conteur ! Aux lecteurs de démêler…
René mène une belle vie, sereine auprès d’Isabelle, la jolie institutrice ; il écrit dans son cahier rouge.. et coup de tonnerre dans son ciel azuré : un appel téléphonique de Kader, un détenu qu’il a connu lors de ses ateliers d’écriture aux Baumettes… Et la machine s’emballe…
C’est assez noir, presque un polar avec du suspens mais l’écriture est toujours très poétique, douce, délicate et captivante, les descriptions de la nature de Provence sont sublissimes, les femmes toujours jolies, la petite note d’humour toute en finesse.. Les sentiments sont tellement bien décrits également, les personnages secondaires très réalistes, touchants, certains cruels et bien croqués. J’ai aimé le court séjour à Annecy.
C’est aussi une ode à l’amitié, à la fidélité, au courage, à la loyauté. C’est fort.
J’aime aussi retrouver ses réflexions sur le travail d’un homme de plume. Sa vision des voyous et de leur monde parait un peu angélique et tellement poétique, mais ne l’empêche pas de voir la brutalité de notre époque.
Et bien, oui la magie opère toujours, j’ai adoré cette lecture. De plus en plus fan de cet auteur.
Dont j’’ai encore quelques romans à déguster..
C’est insidieux cette frégnite, vous saisissez le livre en vous disant que cette fois, peut-être cela ne le fera point. Moins… Et puis, hop, les pages tournent, et vous voilà ailleurs, hors du temps.. Quel bonheur de lecture. Atteints de ce syndrome ? Soyez prudents.
Les vivants au prix des morts de René Frégni
192 p – 2017 – Gallimard
































Je n’ai lu que son autobiographie, qui ne m’avait pas transcendé. Tu me donnes envie de découvrir ce polar.
essaie celui-ci. Bonne lecture