J’apprécie énormément 𝐍𝐢𝐜𝐨𝐥𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐒𝐭𝐚ë𝐥, grand peintre balto-russo-français. J’ai dévoré sa biographie, certes un peu ancienne (1998). Un destin tragique.

Il est né le 5 janvier 1914, à Saint-Pétersbourg (alors Petrograd) dans une famille aristocratique russe, proche du tsar. La guerre, la révolution bolchévique va contraindre sa famille à s’exiler. Son père meurt en 1921, rejoint par son épouse l’année suivante. Il va passer sa jeunesse à Bruxelles chez les Fricero, d’origine russe qui vont l’élever.
C’est un solitaire, difficile à ranger dans des cases, il ne sera jamais un abstrait conventionnel. Il fuit les salons. Il voyage beaucoup : Italie, Algérie, Maroc, Espagne. Il est fasciné par le spectacle du monde. Il sera le grand ami de Braque. il admire Rembrandt, Vermeer, Chardin et Delacroix ; il est « impressionné » par Cézanne, Matisse. Il travaillera pour Fernand Léger.


Dans les années 1950, il est à la mode, il entre dans les collections américaines
Il s’installera dans un atelier face au large à Antibes, par amour pour Jeanne Polge qui fut un temps la muse du poète René Char. Il sombre dans le désespoir et se donne la mort en sautant de son balcon, le 16 mars 1955 pour un amour impossible. Il a 41 ans. Il laisse derrière lui une œuvre incroyable.
Cette lecture est passionnante, très riche. J’ai beaucoup aimé découvrir sa maman Lubov née Bérednikov, descendante du compositeur russe Alexandre Glazounov et les Fricero.
L’auteur a ajouté un dictionnaire qui permet de s’y retrouver et des sources intéressantes. J’ai souvent consulté mon IPhone car toutes les œuvres évoquées ne sont pas représentées (Ce n’est pas un livre d’art, bien sûr), certains personnages et évènements historiques m’étaient inconnus.
J’ai beaucoup aimé ce livre très riche, très bien écrit, très documenté.
Que vous aimiez Nicolas de Staël ou pas, je vous invite à lire ce bel ouvrage.
Le Prince foudroyé de Laurent Greilsamer
335 p – 2003 – Fayard






























