Thierry Brunello est né dans une famille originaire de Vénétie et d’Émilie-Romagne. L’Adieu à Venise est son premier roman. Et les premiers romans, j’aime. Et en plus cette couverture magnifique !

Nous sommes dans les années 1960, aux USA. Angelo Vasari a couché ses mémoires de jeunesse comme une catharsis. Se laissant convaincre par Warren producteur, il en réalise un film Castor et Pollux, qui sera sélectionné pour la Mostra. Il doit se rendre à la projection. Il s’était pourtant juré de ne jamais retrouver la Sérénissime.. Au prix d’un effort à le rendre malade, il cède…
Nous évoluons dans plusieurs temporalités. J’ai aimé ces changements impromptus qui désarçonnent .. Ainsi que les modifications de style liées à chaque époque ! C’est exigeant mais cela amène du rythme. J’ai apprécié le passage où le texte est le scénario du film. P 135
Le chapitre Les Montanari p223 est tristement beau, très poignant. Le récit de la bataille sur le Monte Battaglia, une hauteur des Appenins toscans en 1944 est particulièrement déchirante.
J’ai moins aimé la conférence de presse très incisive.
Il est aussi question de fascisme, homosexualité, rivalité fraternelle, culpabilité.
Je n’avais jamais songé à Venise sous le joug des fascistes et nazis, la Kommendatur au Palais des Doges… Glaçant !
J’ai aussi beaucoup aimé redécouvrir une Venise d’une autre époque, des quartiers inconnus, l’acqua alta, évoluer au Cipriani, dans les petites ruelles..
L’écriture est belle, les personnages psychologiquement finement croqués. L’histoire est émouvante et pudique. La plupart d‘entre eux verront leur destin complètement éclatés par le fascisme de Mussolini.
Une lecture où l’intérêt ne décline pas, une fin douce qui renoue avec le début. Je vous conseille ce premier roman.
Je remercie Nathan de @babelio_ et @lamartiniere.litterature.
L’adieu à Venise de Thierry Brunello
265p- 2026 – LaMartinière
































Pour l’écriture et Venise, bien sûr.
oui Venise est un personnage à part entière