close
Aimer de Sarah Chiche

Aimer de Sarah Chiche

aimer-sarah-chiche

1984 – Alexis Keller et Margaux Gennaro ont neuf ans. Ils vivent à Bellevue, en Suisse, un quartier chic entre Genève, le lac et la frontière française, chacun dans une famille d’expatriés. Aucun enfant ne joue avec Margaux, une enfant solitaire cataloguée bizarre par les autres élèves. Ils sont dans la même classe mais ne se parlent pas.

Lors d’une garden-party accompagnée d’un concert de musique de chambre donné par les trois enfants des Milshtein, Margaux se jette dans le lac Léman sous les yeux d’Alexis. Elle est sauvée par le père de ce dernier…

Le roman déroule la vie d’Alexis et de Margaux qui vont se perdre de vue, sous forme d’un roman choral. 
J’ai vraiment adoré la première partie, dans laquelle j’ai retrouvé l’ambiance des Adeline Dieudonné, avec cette même tension.

Le lecteur découvre aussi les vies alambiquées de plusieurs couples, notamment des parents d’Alexis et de Margaux. L’expérience de psychothérapeute clinicienne de l’auteur transparait : Les psychologies sont très bien fouillées.
Un roman très riche qui aborde beaucoup de thèmes avec sérieux, beaucoup de rebondissements. Il est question de famille, parentalité, d’amour sous toutes ses formes, maltraitance, deuil, vieillesse, fin de vie, maladie, couple, l’usure du quotidien, le désamour, carriérisme, non-dits, la place d’aidants. 

En parallèle, l’auteure rapporte un panorama socio-économique de ces 40 années avec la finance et ses liens extrêmement vénéneux avec l’industrie pharmaceutique, un scandale d’opioïdes sur-prescrits, l’absence de recherche pour les maladies orphelines, (comme la maladie de Charcot), droit de mourir. 

J’ai été saisie par un chapitre étonnant qui nous emmène au-delà de 2025… qui n’est pas des plus optimistes.
N’allez pas croire que ce roman est fouillis et/ou superficiel… Non, il est très dense, très analysé, sans jugement.

L’écriture est belle, intelligente, moderne, intense, parfois incisive, elle plonge dans de belles réflexions. Un roman émouvant et ambitieux. 
Henri, père d’Alexis, est un personnage intéressant ainsi qu’Adèle.

 J’ai aimé que le titre soit à l’infinitif, ne réduisant pas l’amour à un seul mode (rien à voir avec une bluette !)
Á lire absolument.

Aimer de Sarah Chiche

384 p – 2025 – Julliard

Spread the love
     
   
     
   
PLK

PLK

Apprentie-sage, à la fois frivole et mystique, lègère et spirituelle , gourmande et orthorexique, férue de nutrition, en recherche de sagesse

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.