Un roman qui va attrister les fans du Dottore Montalbano, la dernière enquête du célèbre commissaire de Vigata ( ville sicilienne imaginée par l’auteur).. pas celui de la télé dont je n’ai jamais regardé un seul épisode. Un genre de testament avec la traduction sophistiquée de Serge Quadruppani qui régale les lecteurs, d’expressions montalbanesques ! Ce texte fut publié en 2020, un an jour pour jour après la disparition de l’auteur.

Alors âgé de 80 ans, Andrea Camilleri écrit l’opus 𝐑𝐢𝐜𝐜𝐚𝐫𝐝𝐢𝐧𝐨 en 2005, ayant décidé de clore cette saga comptant 35 livres. Il le glisse dans un tiroir – un coffre-fort ? – et le reprend en 2016.
Montalbano est chargé de l’enquête sur le meurtre de Ricardo Lopresti, connu sous le nom de Riccardino, en pleine rue devant ses trois amis, Mario Liotta, Alfonso Licausi et Gaspare Bonanno…
Sachez que l’Auteur s’invite dans l’histoire par un tour pirandellien, et cela n’enchante pas du tout notre commissaire ! J’ai apprécié la confrontation avec son double acteur et Camillieri, son créateur.
Les personnages secondaires sont très intéressants : j’ai nommé La voyante Clairvoyante et son « saint homme », un évêque fin lettré, et bien sur Fazio le policier et Cavare le réceptionniste. Livia, son amoureuse, m’a manqué, elle ne se montre guère sous son bon profil, dommage !
Une bonne dose d’humour noir, un chouïa d’ironie et de cynisme (parfois jubilatoire) et drogue, mafia, corruption, sexe, argent, tromperies… Tous les ingrédients sont là. Qui a dit : Trop ?
J’ai songé à la fin d’Hercule Poirot de la grande Agatha Christie, trouvé mort ( je ne donne pas de détails pour ne pas divulgâcher) dans (𝑯𝒆𝒓𝒄𝒖𝒍𝒆 𝑷𝒐𝒊𝒓𝒐𝒕 𝒒𝒖𝒊𝒕𝒕𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒄è𝒏𝒆 ; Curtain: Poirot’s Last Case, « Rideau : la dernière enquête de Poirot ») publication posthume en 1975.
Riccardino d’Andréa Camilleri
320 p -2026 –Editions Fleuve






























