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Les naufragés de l’autocar de John Steinbeck

Les naufragés de l’autocar de John Steinbeck

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J’ai fini Les naufragés de l’autocar de Steinbeck…et j’ai vraiment adoré. Le talent de Steinbeck saute aux yeux dès les premières pages.
Nous sommes en Californie : au « coin-des-rebelles », une petite station-service-garage-restaurant à 65 kilomètres de San Ysidro. Juan et Alice Chicoy en sont les propriétaires. Juan est aussi chauffeur de bus.

Une panne oblige les voyageurs à passer la nuit dans cet établissement, créant un formidable huis-clos prétexte à une profonde étude psychologique des neufs voyageurs : Il y a les Pritchard, couple bourgeois avec leur fille Mildred ayant pris le bus pour l’aventure et côtoyer « la populace », Ernest Horton vendeur de farces et attrapes ancien soldat, Van Brunt vieux râleur et pessimiste, Camille, une « Maryline » qui électrise tout le monde. S’ajoutent Kit l’apprenti acnéique taraudé par ses hormones et Norma jeune serveuse amoureuse de Clark Gable qui vient de démissionner. 
Enfin Juan les invite à monter à bord et une autre aventure commence : l’inondation menace de détruire le pont et le choix des voyageurs est de s’embarquer sur l’ancienne route …
Ceci posé, je vous laisse dans ce capharnaüm… Montez, il reste de la place ! 
Une écriture incroyable. Beaucoup de descriptions mais aucune envie d’en manquer un mot. Quel talent ! Chaque personnage est décrit avec une très grande finesse. Beaucoup d’émotions. C’est parfois drôle et toujours, criant de vérités. Des hommes, des femmes avec leurs faiblesses, leurs mensonges, leurs désirs, leurs qualités, leur zone d’ombres et ses démons… lorsque les masques s’effritent. Truculent. Une comédie humaine. 

C’est aussi la photographie du rêve américain, de la société des années 50 et un magnifique 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐰𝐫𝐢𝐭𝐢𝐧𝐠 de la vallée de Salinas chère à l’auteur. 
Un excellent moment de lecture. Coup de cœur littéraire. 
Un film tourné en 1957 avec la magnifique Jane Mansfield, en Camille…Je vous laisse imaginer. Et puis il y a la couverture de ce roman représentant le célèbre tableau d’Edward Hopper « Gas » et Hopper, j’adore.

J’ai dans ma malle-à-lire 𝑹𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒂𝒓𝒅𝒊𝒏𝒆. Connaissez-vous ?

Les naufragés de l’autocar de John Steinbeck

380p – 1977 – Editions Folio

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PLK

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Apprentie-sage, à la fois frivole et mystique, lègère et spirituelle , gourmande et orthorexique, férue de nutrition, en recherche de sagesse

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