Deux romans en un, deux temporalités.
Nous suivons Lionella 17 ans, à la beauté d’une jeune fille peinte par Filippo Lippi selon son ami Kévin. Née dans une famille de musiciens amateurs à Seraing en Belgique. Elle a choisi le violoncelle où elle excelle. Elle est inscrite au concours Préludes. Kévin amoureux transi découvre dans une brocante un coffret contenant une partition qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi, une médaille de Sainte Anne coupée en deux et un journal. Qui est l’auteur de cette sonate ?

L’autre roman dans le roman nous propulse à Venise au XVIIIème, et à faire connaissance avec Ada, une orpheline pensionnaire à l’Ospedale della Pietà où elle sera violoncelliste auprès du grand Vivaldi dit « le prêtre roux ». Nous lirons son journal.
Être plongée dans une histoire avec violoncelle – un instrument que je chéris pour plusieurs raisons –, Venise et Vivaldi étaient prometteur ! Mais j’ai trouvé si peu d’émotions et peu d’âme.. J’ai cependant aimé la partie Ada, plus intéressante.
C’est très documenté. La volonté d’apporter un maximum de connaissances sur la musique, Vivaldi, Venise… est intéressante mais trop évidente. J’ai trouvé qu’apposer ( opposer ?) le côté élitiste de la musique classique et le milieu ouvrier où vit Kévin et la désindustrialisation était un tantinet inutile voire maladroit.
L’écriture ne m’a pas complètement convaincue, le vocabulaire non plus. Les bluettes un peu simplistes, les psychologies peu fouillées font que j’oublierai assez vite cette sonate qui se laisse lire… Faites-vous votre idée.
La sonate oubliée de Christiana Moreau
256 p – 2017 – Editions Préludes































