Que sous-entend ce titre ? Qu’il existe des horreurs bien pires… Comme le note l’auteur en postface écrite pendant la Covid : les épidémies ne sont pas les pires fléaux dans ce monde car naturelles mais la terreur parce qu’elle est une création de l’homme.
Le sujet de ce roman est basé sur l’histoire vraie qui s’est déroulée en 1939, de la gestion d’épidémie de peste pulmonaire par l’Union soviétique totalitaire et ses purges et arrestations arbitraires. Un accident de laboratoire en était l’origine.

Nous sommes en 1939, proche de la répression d’État commanditée par Joseph Staline connue sous le nom de « Grande Terreur » ou « Grandes Purges » 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟭𝟵𝟯𝟳 𝗲𝘁 𝟭𝟵𝟯𝟴 qui visait la population en URSS : 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟳𝟱𝟬 𝟬𝟬𝟬 𝗰𝗶𝘁𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀 𝘀𝗼𝘃𝗶é𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘀er𝗼𝗻𝘁 𝗲𝘅é𝗰𝘂𝘁é𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱’𝘂𝗻 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲𝘀 𝗱é𝗽𝗼𝗿𝘁é𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝗚𝗼𝘂𝗹𝗮𝗴.
Le pitch : Rudolf Ivanovitch Mayer, chercheur en biologie, s’est accidentellement inoculé la peste. Le NKVD doit identifier les cas contacts et les isoler. Et nous voilà plongés dans la tourmente du rouleau compresseur soviétique communiste… Horrible…
L’auteure a écrit ce scénario en 1988 pour être acceptée aux cours d’écriture de Valery Frid, scénariste et acteur soviétique. Il l’a refusée sous prétexte qu’il n’avait rien à lui apprendre.. Traduit en français en 2021 par Sophie Benech pour Gallimard – vous la connaissez, elle et son père créèrent les éditions interferences.
Le style est intéressant et original, il contient beaucoup de didascalies, et cela m’a plu. J’ai aimé ces découpes en tableau. Pas de fioritures. J’ai apprécié la distribution en début car il y a beaucoup de personnages.
Un récit historique très intéressant et percutant. Á lire.
Ce n’était que la peste de Ludmila Oulitskaïa
140 p -2021 – Editions Gallimard































