Oh Mon Dieu, quel doux et beau livre ! Dès les premières pages, j’étais sûre que ce serait un coup de cœur. Une écriture tellement poétique !

Nous sommes après-guerre. Le roman suit Robert Appleyard, seize ans, alors qu’il s’échappe de son village minier – et de son destin – pour la beauté de la côte du Yorkshire et découvrir la mer.
Il va travailler de ferme en ferme pour assurer son couvert, jusqu’à ce qu’il arrive au cottage de Dulcie Piper, une quinqua excentrique, bohème, fantasque, très cultivée et son chien Majordome. Une amitié formatrice et poétique va naître.
Un roman initiatique, doublé d’un Nature Writing intelligent et lumineux. Il est aussi beaucoup question de poésie, littérature, d’art, botanique, gastronomie et même de politique, de deuil.
L’écriture est admirable, délicate. L’humour n’est pas en reste (la scène avec la traction est drôlissime).
A l’évidence, Myers est un merveilleux conteur et observateur de la nature humaine.
J’ai beaucoup aimé Dulcie et Robert, deux personnages qui vont grandir grâce à l’autre, pourtant tout les opposait : l’âge, la condition sociale mais ils ont l’intelligence et l’humanité en commun..
Le message en filigrane ? Choisir sa destinée.
Lisez cette bergamote britannique, qui n’a rien d’un livre léger et qui est beau, mais beau … (il y a des passages où j’ai songé à Hermann Hesse)
Au large de Benjamin Myers
272 p – 2022 – Editions du Seuil































