Il me revient en mémoire ce premier opus de la trilogie new-yorkaise, lu dans les années 2000.

Le narrateur Daniel Quinn a perdu son épouse et son très jeune enfant, vit seul.. lorsque je dis « vit », c’est plutôt survit. Il écrit des polars sous pseudo. Son passe-temps est de marcher dans NY. Une nuit, il reçoit un appel téléphonique étrange : l’interlocutrice lui demande de venir à « leur » secours. Et cette personne croit qu’il est…le détective Paul Auster.
Virginia lui demande de protéger son mari atteint de troubles psychologiques. Son père sort de prison pour l’avoir séquestré (le mari de Virginia… Vous me suivez ? je sais, chez Auster c’est toujours un peu compliqué, je n’en rajoute pas. De plus, le père et le fils se nomment Peter Stillman). Il a été enfermé dans une pièce, dans le noir, pendant neuf ans. Car ce professeur avait pour obsession de découvrir la « langue divine » dite langue des anges. Vous connaissez peut-être les expériences de Frederic II de Hohenstaufen ou le film de François Truffaut « L’enfant sauvage» sur Victor de l’Aveyron.
L’intrigue est intéressante, mais le cheminement a des airs kafkaïens, l’auteur m’avait bien baladée (dans tous les sens du terme). NY est un personnage à part entière. Beaucoup de références littéraires, cinématographiques.
Il est question d’identité, de solitude. L’écriture était très agréable, elle se suffirait à elle-même.. Ce n’est pas un polar, même si cela peut y ressembler. J’ai souvenir d’une lecture plus métaphysique.. Peut-être devrais-je le relire…
L’avez-vous lu ? Qu’en dites-vous ?
Cité de verre de Paul Auster
174 p – 1993 – Actessud






























