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Les selfies, témoignages de notre vie sexuelle ?

Les selfies, témoignages de notre vie sexuelle ?

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Il y a des sujets d’études qui étonnent. Les conclusions de celui-ci sont singulières et notables.

Les selfies, un moyen pour les addicts de dire « Regardez j’existe » ? Le selfie ou égoportrait symbole d’une société nombriliste et exhibitionniste ?  Posté sur les réseaux sociaux, il regonfle aussi le moral. Je ne raffole pas des selfies parce très certainement je ne suis pas maître en la matière ? Ils servent à des anonymes, des vedettes, des grandes stars, des hommes politiques, des chefs d’État – et même au pape François- à partager un moment intime, une humeur, une localisation, faire un petit coucou sympathique,  témoigner d’un « ça a été »,  » j’y suis », « je l’ai fait ». Chaque photo raconte une histoire et  une image vaut mille mots. Actuellement, on retrouve 62 millions de photos avec le tag « selfie » sur Instagram.. 

Être l’auteur et le sujet de sa photographie : magique ! Car alors il est possible de la contrôler, de la retoucher, de l’embellir.

 Ah ! Nous sommes loin des instantanés de polaroid qui pourtant nous ont enchantés. Je me souviens de clichés qui furent déchirés pour non convenance. Aujourd’hui, nous avons une ou plusieurs applis qui retouchent à l’envie.

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Telma et Louise, un film que j’adore

Certes, il y a les uglies – « affreux » en anglais – en partie « inventé » par Cara Delevingne- qui selon les psys,  permet de devancer  les moqueurs et parer aux blessures narcissiques. Hier, la magnifique Sharon Stone  postait sur son instagram, un selfie – enfin pas tout à fait –  sans maquillage, le matin au réveil, et bien d’autres l’ont fait avant elle.

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Gwyneth Paltrow célébrant le Water World Day

En fait, elles sont belles, même sans maquillage, ne trouvez-vous pas ?… ce qui pourrait plomber notre moral. Heureusement, la force est avec nous !

« Nous nous trompons dans notre vision du mythe de Narcisse se noyant dans l’eau dans laquelle il se mire, assure le psychanalyste Alain Héril. Ce n’est pas par amour de lui-même qu’il se regarde. C’est pour comprendre ce qui, en lui, suscite le désir de l’autre. Et, symboliquement, s’il finit par se noyer, c’est dans le désir de l’autre, pas dans le sien. ». Nous avons tous un côté à rassurer et cette attente des “like”, c’est comme le compliment que nous espérons quand nous mettons une jolie robe à une soirée ou changeons de coiffure. Une approbation de nos pairs qui nous fait du bien.

Alors, les selfies nous aident-ils ou nous font-ils du mal ?

Un peu des deux. Les selfies peuvent êtres valorisants, s’ils sont considérés de la bonne manière, et ont aussi un potentiel créatif. S’exposer ainsi demande tout de même quelques précautions  : ne rien poster que vous ne voudriez pas que votre grand-mère ou votre futur employeur voit.

Lien entre selfie et carences affectives

Le santé  Figaro du 16 janvier 2015, nous mettait en garde en titrant Messieurs, vos selfies révèlent le psychopathe qui est en vous. Selon une étude américaine, publiée dans la revue Personnality and Individual Differences, les hommes qui postent beaucoup de selfies auraient une forte tendance narcissique et psychopathe. Rassurons-nous si notre chéri ou fils poste moult selfies, il n’est pas un déséquilibré pervers et cruel. Le trait est un tantinet forcé : la tendance du selfie – qui consiste  à prendre des photos sur le vif, dès qu’une situation s’y prête – révèle une nature impulsive, narcissique, propre aux personnes qui pourraient avoir tendance à s’isoler. Pas si grave ?

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Une autre étude intitulée « Les photographies du manque et de la solitude » menée par Christyntje Van Galagher, doctorante en psychologie, de l’Université de Wageningen nous apprend que la prise massive de selfies serait liée à un manque de vie sexuelle. Elle qualifie les selfies comme étant « une fugue digitale de la réalité concrète, marquée par l’insécurité et la peur de l’abandon ». Elle ajoute qu’ « En utilisant des filtres et en manipulant les images, ils tentent de fabriquer une image idéale d’eux-mêmes». Ce qui est vrai : nous jouons avec ces filtres pour nous montrer à notre avantage. Tout le monde a jeté ou effacé une photographie ou un selfie en se disant qu’elle ne nous convenait pas, que nous ne nous plaisions, ni ne nous reconnaissions sur ce cliché ? Est-ce une preuve d’un mal-être ? Il est normal de chercher à se valoriser, non ?

Le selfie serait, pour les personnes qui en abusent, un moyen de se sentir aimées ou au moins vues par les autres.

Là aussi, ce n’est pas très grave comme tendance. Tout le monde a besoin d’amour et certains ont peut-être, un besoin de  « toujours plus ». Mais  regardons de plus près, les résultats de l’étude : Sur 800 accrocs au selfie interrogés, 83 % ne se sentent pas épanouis sexuellement et ressentent une frustration. Vous  voulez plus de résultats ? Les 800 sujets avaient publiés en moyenne 45 selfies lors du mois précédent. Pour combien de rapports sexuels ? Une moyenne de 2. Nous savons tous que nous pouvons faire dire tout ce que l’on veut aux chiffres et aux statistiques. Il n’empêche lorsqu’on lit dans une autre étude que l’Iphone, le café, les textos, Facebook et l’Ipad d’Apple figurent parmi les premières préoccupations des étudiants, le sexe n’arrivant qu’à la 12ème place, il y a quelques corrélations à faire. Apparemment,  la technologie est préférée aux relations avec les vrais gens.

En tout cas, cela me démontre un fait : lorsqu’on a les mains occupées à tapoter sur un smartphone ou tablette, on ne peut témoigner de son amour ou de sa passion.. Lâchez donc ce téléphone.. même s’il est intelligent  !
Mon petit coup de ergot ? Kim Kardashian si tu lis cette étude …

Pour en savoir plus : ICI 

PLK

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Apprentie-sage, à la fois frivole et mystique, lègère et spirituelle , gourmande et orthorexique, férue de nutrition, en recherche de sagesse

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